Le Japon pratique la chasse à la baleine depuis des siècles, officiellement pour des recherches scientifiques, officieusement pour consommation locale, bien que la baleine soit une espèce protégée. Récemment, ce pays aurait repris cette chasse en utilisant des fonds provenant des aides de la communauté internationale, suite au tremblement de terre.
Une chasse traditionnelle
La chasse à la baleine, activité traditionnelle japonaise, est très contestée par de nombreux pays et les écologistes qui tiennent à protéger cette espèce en voie de disparition. La consommation de viande de baleine est une tradition millénaire pour les japonais, pour se nourrir, mais aussi se soigner, on en veut pour preuve les os de baleines, vestiges de l’ère Joumon (16500-3000 avant JC), qui ont été retrouvés. De même, pendant la seconde guerre mondiale, la baleine a permis aux Japonais de survivre, malgré la pénurie de nourriture, car il s’agit pour eux d’une pêche facile. Les Japonais ne sont donc pas prêts de renoncer à ce mode d’alimentation. En raison du moratoire interdisant la chasse à la baleine pour une utilisation commerciale, le Japon dit effectuer cette chasse dans un but de recherche scientifique, argument auquel la communauté internationale ne croit pas du tout.
Utilisation de fonds d’aides
Au début de l’année 2011, l’association Sea Shepherd, avec une flotte de trois bateaux, menée par le capitaine Watson, a tellement harcelé le Nisshin Maru, bateau usine japonais, que celui-ci a dû renoncer à la saison de chasse après avoir capturé “seulement” une trentaine de baleine, contre les milles prévues à l’origine. À la grande surprise de tous les opposants à la chasse à la baleine, le Japon vient d’annoncer le lancement d’une nouvelle campagne et il est probable que les affrontements seront à nouveau très violents. Par ailleurs, un scandale a éclaté lorsqu’il a été dit que le Japon utiliserait, pour financer cette opération, les fonds des aides internationales destinées aux victimes du tremblement de terre et du tsunami. Même si ce n’est pas le cas, les “anti-chasse” considèrent que le Japon ne devrait pas financer de telles opérations alors que des aides leur ont été accordées pour reconstruire le pays.
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